1989-2006 :  malgré les sécheresses grandissantes et la volonté (et l'obligation) de lancer un programme d'économie d'eau, le jardin poursuit sa vie, même s'il a enregistré des pertes . En témoignent ces vues de juillet 2006 - (cliquer sur les photos pour les agrandir) :

   

le vallon-Palmeraie où jaillissent les Phormiums et Rhopalostylis néo-zélandais conduit à la forêt de fougères arborescentes (Dicksonia et Cyathea)

(  

La pergola et sa perspective redessinée en 1989-90 par Gilles Clément : les arbustes qui la longent accusent la sécheresse.               A droite  : La butte aux stipes blonds résistants à la sécheresse et se ressemant naturellement

 

          Xanthorrhoea pressii (Black Boy) résistant au feu, Cycas revoluta et Phyllostachys aurea en fond

 

Solanum aviculare (Australie)

 

  

sujet gigantesque de Strelitzia nicolai originaire d'Afrique du Sud (déjà bien implanté en 1989) et la touche fraîche avec Eichornia crassipes (jacinthe d'eau) si belle et si envahissante en Amérique tropicale


Des visites guidées du jardin sont organisées, et s'avèrent nécessaires pour bien comprendre  les particularités de chaque partie.

Bel exemple de sauvegarde du Patrimoine

et laboratoire d'expérimentation

Cote : ****

Au 19e siècle, ce lieu sauvage vit les premiers riches vacanciers arriver et construire de solides demeures dans des jardins gigantesques.

Le Domaine du Rayol connut à la fois les fastes avant 1914 , puis fut abandonné après le suicide de son propriétaire, Alfred Théodore Courmes, un banquier ruiné par la crise de 1929.

Il reprit  vie grâce à un célèbre constructeur d'avions,  puis fut revendu plusieurs fois aux dépens du jardin .

Le Conservatoire du Littoral, dans sa politique d'achat des rivages en vue de leur protection, acquiert les 20 hectares en 1989.

Ce Domaine désormais ouvert au public, redessiné par Gilles Clément, rassemble une collection de végétaux des différents climats méditerranéens de la planète (tout ce qui pousse entre le 30e et 40e parallèle) :

Argentine, Australie, Californie, Chili, Mexique, Nouvelle Zélande.

La partie australienne et néo-zélandaise fait la part belle aux eucalyptus gigantesques.

Aux dasilirions du jardin mexicain en terrasse rocailleuse répond le vallon humide et ses fougères arborescentes, la forêt de bambous, la pelouse néo-zélandaise  aux  stipes blonds, les phormiums, les puyas chiliens, les 'black-boys' australiens (résistants au feu) et, vestige de la belle époque :  l'escalier gigantesque et la pergola aux colonnes de pierre replantée avec des espèces sud-africaines.

Poursuivez la visite sur le site officiel :

83 -LE RAYOL -CANADEL

Avenue du Commandant Rigaud


RETOUR 

Le visiteur sera enchanté par l'atmosphère du jardin méditerranéen du bord de mer, où les pins parasols et pins d'Alep glissent leurs racines entre les rochers fournissant une ombre salutaire.


Les criques sont sans doute restées les plus sauvages de toute la côte.

L'eau transparente  laisse  apparaître les fonds.

Au large, se dessinent  les îles du Levant, de Port-Cros et de Porquerolles… d'autres paradis.



Le Domaine du Rayol                       83- Var